STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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dimanche 27 juillet 2014

Les méduses

Les méduses sont des animaux marins au corps gélatineux en forme de calotte appelée ombrelle sur le pourtour de laquelle sont fixés des tentacules ou filaments. On les rencontre en surface de l'eau ou en bord de plage.
Les méduses piquent leur proie en utilisant leurs tentacules extensibles qui portent des millions de minuscules cellules harpons groupés en batteries urticantes qui injectent du venin en provoquant de multiples micro-piqûres. Sur certaines espèces, les cellules urticantes sont réparties sur tout le corps.
Les effets de ces piqûres vont d'un simple picotement sur la peau à des crampes musculaires, des vomissements, des œdèmes pulmonaires, et des troubles cardiaques. Les méduses provoquent 15 à 30 fois plus de morts que toutes les attaques de requins de par le monde.

Précautions à prendre :

- avant de partir à la mer, renseignez-vous sur la possibilité de méduse où vous désirez aller ; pour cela consulter un site internet dédié à leur signalement ;
- sur le lieu de baignade, demandez au poste de secours ou capitainerie de port, si on a signalé des méduses dans les environs ;
- ne vous baignez pas si la mer est infestée de méduses ;
- sur le lieu de baignade, portez des sandalettes en plastique (surnommées méduses) ;
- ne touchez jamais les méduses échouées sur la plage, même mortes elles conservent leur pouvoir urticant ; ne les touchez pas directement avec la peau (pied, main, etc.), et ne touchez pas non plus les objets avec lesquels vous les avez touchées (bâton, pelle, raquette, etc.) car des cellules venimeuses peuvent y être encore accrochées ;
- si vous êtes près d'un poste de secours, n’hésitez pas à leur montrer et/ou leur signaler les méduses trouvées ;
- dès que vous avez accès à internet, n’hésitez pas à signaler les méduses trouvées grâce aux sites de signalement des méduses (voir ci-dessous).

En cas de piqûres :

- si la victime est dans l'eau, faites la sortir immédiatement et faites la asseoir ou s'allonger le plus confortablement possible ;
- ne grattez pas la partie du corps piquée ;
- si des fragments de méduse comme des filaments sont restés collés sur la peau retirez-les avec une pince à épiler, un mouchoir en papier, si vous n'avez rien, un morceau d'algue ou un coquillage, mais surtout pas directement avec vos doigts, puis rincez à l'eau de mer ;
- rincez à l'eau de mer, (n'utilisez pas d'eau douce ou autre liquide, ni de crème après solaire pour apaiser la brûlure), recouvrez ensuite de sable la partie touchée et laissez sécher ; une fois sec retirez le sable qui contient alors les cellules urticantes avec un objet rigide comme une carte de crédit ; rincer encore une fois puis appliquez un antiseptique ;
- si vous êtes près d'un poste de secours, n’hésitez pas à leur montrer et leur signaler le problème ;
- contre la douleur vous pouvez prendre un antalgique type paracétamol, et si la douleur persiste voire augmente, allez chez le médecin ou aux urgences surtout si vous êtes allergique et que d'autres symptômes surgissent ;
- on trouve écrit plusieurs méthodes de neutralisation du venin avec du vinaigre ou de l'eau de mer réchauffée par exemple, ces méthodes sont peut-être efficaces sur une ou plusieurs espèces de méduses, mais il existe plusieurs centaines d'espèces de méduses avec des venins différents, et il faudrait autant d'anti-venin.


Vous pouvez participer au recensement des lieux envahis par les méduses sur le site méduse-acri.
Ou encore sur le formulaire de mer-littorale.
Carte de signalement PACA-Méditerranée.
Carte de signalement France entière ou aussi sur Santé magazine.


À bientôt, et portez-vous bien !



samedi 26 juillet 2014

L'hydratation de l'effort

Principe de base

L'effort, particulièrement en période estivale est source de déshydratation. Peu importe la raison, travail, loisir, ou sport, tout effort augmente la consommation d'eau par le corps humain. Parfois, l'esprit de compétition nous rend encore plus vulnérables en annihilant tous raisonnements salvateurs.

L'eau est un élément indispensable pour le corps humain qui en est constitué de 65 %, soit environ 45 litres pour une personne de 70 kilogrammes. L'eau intervient à tous les niveaux de fonctionnement que ce soit le fonctionnement des cellules, le fonctionnement du système respiratoire et circulatoire, l'élimination des déchets organiques, autorégulation de la température corporelle, etc.
Malheureusement le corps humain ne peut stocker d'eau, car il l'élimine partiellement en permanence via les selles et l’urine, la respiration, et surtout la transpiration. Pour compenser, une personne sédentaire, dans une température de confort a besoin de 2,5 litres d'eau par jour répartie en environ 1 litre dans les aliments et 1,5 litre par des boissons.
Sans aucun apport d’eau, un être humain ne peut vivre plus de deux ou trois jours maximum.

Lors d'un effort, surtout avec une température élevée, vous devez consommer de l'eau régulièrement en quantité suffisante.

Risques encourus en cas de déshydratation :
- diminution des capacités physiques ; 1 % de perte de poids de corps en eau (soit 0,75 l/70 kg) = sensations de soif alertant de la déshydratation ; 2 % de perte de poids de corps en eau (soit 1,5 l/70 kg) = moins 10 % de performances ; 4 % de perte de poids de corps en eau (soit 3 l/70 kg) = moins 40 % de performances ;
- diminution des capacités digestives, de transformation et stockage de l'énergie ;
- diminution des capacités cognitives et de la vigilance pouvant entraîner chutes, accidents, mauvaises décisions, etc. ;
- augmentation des soucis musculo-squelettiques, crampes, claquages, tendinites, entorses, courbatures ;
- augmentation de la température pouvant provoquer une hyperthermie (coup de chaleur) qui non traitée peut amener au décès ;
- diminution de la quantité de liquide corporel, donc du sang, pouvant amener à un arrêt cardio-respiratoire.

Contrôle du niveau d'hydratation :
- si vous avez soif, c'est que votre corps est déjà déshydraté ;
- une perte de poids rapide est signe de perte d'eau, (voir la diminution des capacités physiques ci-dessus) ;
- pas d'urine depuis plus de 3 ou 4 heures est signe de déshydratation ;
- pendant que vous urinez, contrôlez-en la couleur : de couleur claire comme de l'eau, vous êtes bien hydraté ; de couleur jaune doré, vous commencez à être déshydraté ; de couleur foncée voire marron, vous êtes déshydraté.

Avant l'effort :
- avoir une alimentation équilibrée, à base de produits de saison, si possibles locaux (évite les procédés de conservation pas forcément très sain), et les plus frais possible ;
- parmi toutes les boissons préférez l'eau, l'eau, et encore l'eau ;
- évitez comme la peste la prise d'alcool, les images d'Épinal avec un verre ou une bouteille d'alcool à la main ne devraient rester que ... des images ;
- prendre l'habitude de boire au moins 1,5 litre d'eau par tranche de 24 heures (voire plus en fonction de la chaleur) réparties en plusieurs prises tout au long de la journée ;
- pour être sûr d'être bien hydraté, buvez de façon fractionnée, jusqu'à ce que vous uriniez clair comme de l'eau ;
- si vous désirez utiliser des boissons énergétiques pendant l'effort, particulièrement pour des compétitions, qu'elles soient faites maison ou toutes prêtes, testez les avant l'effort lors de l’entraînement ou d'activité de moindre importance, afin de s'assurer qu'elle ne cause aucun trouble du transit ou autres problèmes ou désagréments ;
- vous pouvez aussi tester des gels hydratants.

Pendant l'effort :

- pour un effort peu intense de courte durée (moins d'une heure) dans une température clémente, une hydratation spécifique n'est pas essentielle ; par contre si l'effort et/ou la température est intense, on peut perdre jusqu'à 4 litres par heure et donc l'hydratation devient essentielle ;
- il faut anticiper la perte hydrique, en buvant dès le début de l'effort de petite quantité (150 ml, soit un verre d'eau tous les quarts d'heure) ; surtout ne pas attendre d'avoir soif ;
- préférez des boissons à température ambiante, évitez les températures extrêmes sources de désordres gastriques et qui imposent au corps une action de thermorégulation au niveau digestif inverse des systèmes musculaire et dermique ;
- ne pas utiliser de boissons énergisantes à base de caféine, de taurine, et d'autres substances comme la maltodextrine, l'inositol, la carnitine, la créatine ou le glucuronolactone et de beaucoup de sucre [qui demande d'eau pour le digérer, le transformer (en glycogène), et le stocker dans les muscles] ; ces boissons sont des stimulants ou des excitants et ont plutôt tendance à déshydrater, de plus ces boissons sont suspectées de nombreux maux au niveau de la santé ;
- pour un effort supérieur à 1h30, une boisson énergétique peut être préférable à l'eau ; appelé aussi boisson sportive, boisson de l'effort, boisson isotonique voire boisson hypotonique ; attention à ce que votre boisson ne soit pas trop concentrée auquel cas votre boisson deviendra hypertonique (donc déshydratante et contre-productive) comme les sodas trop concentrés en sucre ; ces boissons sont constituées principalement d'eau pour la réhydratation, de glucides divers pour la récupération de l'énergie, des sels minéraux divers pour l'électrolyte entre autres, ainsi que des vitamines diverses ;
- dans le commerce, on trouve des boissons énergétiques sous forme de canettes ou de bouteilles prêtes à boire ; on trouve aussi des boîtes de poudre à mélanger avec de l'eau, ne pas dépasser les doses indiquées, sinon votre boisson devient hypertonique, le plus est l'ennemie du bien ;
- vous pouvez envisager l'usage de boissons faites maison, avec un dosage de 20 à 60 g de glucide (sucre ou miel) et 1 g de sel par litre d'eau ; vous pouvez faire un mélange de 200 ml de jus de fruits (évitez les jus acides), et 800 ml d'eau avec une pincée de sel ;
- il n'existe pas de boissons valables pour tout le monde, toutes les activités et leurs durées, et toutes les températures, c'est à vous de tester différentes boissons.

Après l'effort :

- il faut récupérer au plus vite la perte hydrique dès la fin de l'effort par petites gorgées jusqu'à ce que l'on urine de couleur très claire ;
- privilégiez les eaux riches en bicarbonates et/ou en sels minéraux ;
- évitez les boissons sucrées comme les sodas, les boissons énergisantes mauvaises pour la récupération, et surtout l'alcool.


À bientôt, et portez-vous bien !



vendredi 25 juillet 2014

Le bon usage des médicaments

Les Français, comme la plupart des consommateurs des pays industrialisés, étant gros consommateurs de médicaments (plusieurs milliards de boîtes chaque année) autant en faire bon usage et rester prudent pour la protection de la famille et de la nature. Trop facilement utilisés, les médicaments ne sont pas des produits de consommation comme les autres. Qu'ils soient d'origine naturelle ou chimique, une partie des molécules d'origine ou métabolisées, appelée résidus médicamenteux, se retrouve dans les effluents de stations d’épuration et les rivières.

Une partie des médicaments achetés n'est pas complètement utilisée pour une multitude de raisons. Profitez (gratuitement) de l'organisation de la collecte et du recyclage appelé CYCLAMED. Il suffit de rapporter à la pharmacie les médicaments non utilisés.
Tous les ans, faites le point de votre pharmacie familiale et trousse(s) de secours, sortez-en tous les médicaments qui sont périmés et rapportez-les à votre pharmacien.

Avoir dans la mesure du possible une consommation raisonnée, voire modérée des produits de santé. Il n'est pas question de se passer d'un traitement dont on a besoin, surtout pour les maladies graves et/ou chroniques. Par contre, faire sien le principe que chaque visite chez le médecin, ne se termine pas forcément par une ordonnance, parfois une meilleure hygiène de vie suffit (meilleure alimentation, plus de sommeil, plus ou moins d'activité, arrêt du tabac, de l'alcool, etc.).

Avant que votre médecin ne vous écrive votre ordonnance, signalez-lui tous les produits pharmaceutiques que vous utilisez déjà.

Lors de l'achat, si vous avez déjà certains médicaments à la maison (non périmés et conservés dans de bonnes conditions), signalez-les à votre pharmacien, pour qu'il ajuste l'ordonnance au mieux.

Chaque fois que possible, préférez les médicaments génériques, moins coûteux pour vous et la société que les médicaments d'origine avec la même molécule.

Dès le retour chez vous, après l'achat de vos médicaments, prenez-vous quelques minutes et lisez toutes les notices pour être sûr qu'il n'y a pas de contre-indication. Si vous avez besoin de prendre un autre médicament avant la fin de votre traitement vérifiez sur les notices qu'il n'y ai pas d'incompatibilité, ou demandez conseil à votre pharmacien.

Si le pharmacien ne l'a pas déjà fait, notez sur les boîtes, la posologie prescrite ainsi que le rythme de prises.

Respectez scrupuleusement votre traitement jusqu'au bout, ce n'est pas parce que vous allez mieux qu'il faut l'arrêter. En plus de voir vos maux se prolonger, vous risquez de créer une résistance aux molécules que vous prenez.

Par contre si vous constatez des effets indésirables (même si vous n'êtes pas sûr du lien), consultez votre médecin ou pharmacien sans attendre et sans agir de votre propre initiative sur le traitement.

Après la fin de votre traitement, n'utilisez pas les médicaments restants pour un trouble qui vous semble similaire, sans l'avis du médecin ou du pharmacien, surtout pour un autre membre de la famille (on ne joue pas au docteur avec les médicaments).

L'auto-médication peut être extrêmement dangereux pour la santé et doit être entreprise avec une attention et une prudence maximum.

Pendant et après le traitement, ne laissez pas traîner vos médicaments (surtout si des enfants sont ou peuvent être dans le logement), enfermez-les dans votre pharmacie familiale (si possible à clef, sans la laisser dans la serrure comme on le voie souvent). Veillez à ce que les conditions de conservation soient le plus favorable (température, humidité, etc.)

Notez le numéro antipoison dans votre portable, dans votre pharmacie, dans l'agenda du téléphone fixe, ainsi que les autres numéros d'urgence.


À bientôt, et portez-vous bien !



mardi 22 juillet 2014

Noyade d'été

Bien sûr les noyades ne sont exclusivement estivales, mais c'est à cette période que l'on a le plus envi et la possibilité de se baigner.

Une noyade, c'est rarement la faute à pas de chance, 90 % des noyades sont causées par des imprudences ou des paris stupides.

Quel que que soit le plan d'eau (mer, lac, rivière, piscine, parc aquatique, pataugeoire, etc.), même si des professionnels sont présents (maître-nageur sauveteur, surveillant de baignade, etc.), les enfants doivent être en plus surveillés en permanence par un adulte qui ne fait que ça.
Le conseil concernant les enfants, devrait aussi concerner les adultes, même dans une pataugeoire, personne n'est à l’abri d'une glissade, un malaise, voire d'une crise cardiaque, si on reste la figure dans quelques centimètres d'eau, c'est fini pour vous.

Ne surestimez pas vos capacités, même si vous êtes un nageur olympique, un plongeur de grande profondeur, ou un professionnel du sauvetage aquatique, en cas de pépin, comme ci-dessus même motif, même punition, c'est fini pour vous.
Ne partez jamais seul au large, renseignez-vous sur la météo à venir, et sur les courants locaux, en rivière renseignez-vous sur la météo en amont du lieu de baignade ou d'activité, ainsi que sur l'ouverture éventuelle de barrage en amont.

En fonction des activités et/ou des personnes, enfilez ou faites enfiler un équipement d'aide à la flottabilité (brassards, gilet de sauvetage, ou gonflable, combinaison de plongée, etc.), ou au moins ayez à portée de main une bouée ou objet flottant si possible relier à un filin.

Privilégiez les zones de baignades surveillées et respectez les consignes.

Tout le monde devrait savoir nager, si ce n'est pas le cas, il existe des cours de natation pour tous les âges et même des cours pour les personnes ayant la phobie de l'eau.

Avec les baignades, il y a aussi un autre problème donc je voudrais vous parler, c'est les accidents suite aux sauts et plongeon à grande hauteur. Chaque été trop de personnes, souvent des hommes jeunes, se tuent ou se retrouvent paralysées après un saut non maîtrisé. Laissez ce genre d'activité aux professionnels ou amateurs avertis, cela demande une vraie maîtrise de la technique et non de la fanfaronnerie, une préparation physique, une connaissance des complaintes des sauts et une reconnaissance du réceptacle.


À bientôt, et portez-vous bien !



lundi 14 juillet 2014

Canicule

La canicule est une période de trois jours et nuits consécutifs de très fortes chaleurs.

Une personne exposée à une température élevée inhabituelle, pendant une période prolongée, sans une période de fraîcheur (la nuit par exemple) permettant à l’organisme de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves complications, voire le décès.
Les capacités de régulation thermique peut être ou devenir inefficaces. Ces périodes sont alors propices aux pathologies liées à la chaleur, à l’aggravation de pathologies préexistantes ou à l’hyperthermie. Les personnes fragiles et les personnes exposées à la chaleur sont particulièrement en danger. De plus, la pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur.

Personnes en danger :
- toute personne peut un jour souffrir d'un coup de chaleur ou de déshydratation particulièrement aux premiers jours de chaleur où le corps n'est pas encore acclimaté, inutile de jouer au dur à cuire ;
- les personnes âgées de plus de 65 ans et de moins de 4 ans ;
- les personnes bloquées au lit ou en fauteuil ;
- les femmes enceintes ;
- les personnes ayant un déficit mental ou qui non pas connaissance du danger ;
- les personnes ayant une maladie chronique, une maladie ponctuelle mais grave au moment des faits, ou un traitement ayant un effet sur la régularisation thermique ;
- les personnes en situation de grande précarité, voire SDF ;
- les travailleurs manuels, travaillant à l’extérieur ou en milieu à haute température (mine, forge, cuisine, etc.).

Les conséquences :
- les personnes ayant des problèmes de transpiration auront du mal à réguler la température du corps à 37°C, c'est le coup de chaleur (hyperthermie avec altération de la conscience, si la température est supérieure à 40°C) ;
- les personnes n'ayant pas de problème de transpiration, exposées à la chaleur transpirent beaucoup pour se maintenir à la bonne température, il y a un risque de déshydratation ;
- la chaleur fatigue toujours les organismes, c'est un moindre mal mais qui peut engendrer des complications.

La prévention lors de la canicule ou de période chaude :
- la protection principale contre la chaleur, c'est une bonne hydratation avec la ventilation et/ou l’humidification de la peau ;
- contrôlez votre hydratation, en surveillant la couleur de votre urine qui doit être la plus claire possible ; en dehors du sommeil, on ne doit pas rester plus de cinq heures sans uriner ; il faut boire avant d'avoir soif ;
- évitez de boire de l'alcool, cela déshydrate car le corps à besoin d'eau pour l'éliminer, ainsi que les sodas ou autres boissons sucrées, et les boissons à forte teneur en caféine qui sont diurétiques ;
- pendant les heures les plus chaudes, installez-vous dans une pièce équipée d'un climatiseur, sinon utilisez un ventilateur fixe (sur secteur) ou mobile à pile, un éventail aussi peut être utile ;
- pendant les heures les plus chaudes, fermez les volets, si vous n'utilisez pas de climatiseurs, ouvrez les fenêtres, suspendez devant l'ouverture un linge humide ;
- humidifiez la peau avec un brumisateur ou un pistolet-vaporisateur, prenez plusieurs petites douches fraîches dans la journée (pas trop froides sinon le corps se met à produire de la chaleur), mouillez vos vêtements ou mettez-vous une serviette humide sur vous ;
- en extérieur, privilégiez les zones ombragées, si vous le pouvez, rentrez dans un lieu frais de temps en temps (grotte, cave, cinéma, magasin climatisé, etc.) ;
- ne jamais laisser un enfant, une personne âgée, ni un animal seul dans une voiture, un camping-car ou une caravane, même pour une courte durée ;
- portez des vêtements légers, clairs et amples, ainsi qu'un couvre-chef ;
- éviter les efforts pendant les heures les plus chaudes et au soleil, si besoin mouillez vos vêtements et couvre-chefs ;
- si vous êtes seul(e), ne restez pas une journée complète sans donner de vos nouvelles à quelqu'un ;
- prenez des nouvelles quotidiennement de vos proches et/ou voisins qui sont seuls(es) ;
- comme dans les pays chauds, retrouvez le plaisir de la sieste ;
- pour l'alimentation, préférez les crudités en entrée, les fruits ou sorbets en dessert, des plats froids en principales ;
- en cas de signe de malaise (soi-même ou autrui), donner à boire, mettre au frais, allongé, refroidir le corps par tout moyen, si les symptômes ne se résorbent pas rapidement ou s'aggravent, appelez les secours (le 15 ou le 18).

Les signes de malaise :
- bouffée de sueur en buvant un verre d’eau : déshydratation ;
- pas d’urine depuis 5 heures environ ou des urines foncées : déshydratation ;
- crampes (jambes, bras, fessiers, ventre) : déshydratation ;
- bien-être général en se passant les avant-bras ou les jambes sous un filet d’eau : début de réchauffement du corps ;
- fatigue, faiblesse et/ou insomnie inhabituelle : peut signaler un début de coup de chaleur ;
- maux de tête, nausées après exposition directe au soleil : peut signaler un début de coup de chaleur.

Signes de malaise grave, pour lesquels il faut appeler les secours :
- soif intense accompagnée d’au moins un des signes suivants :
- sécheresse de la peau et des muqueuses ;
- perte de poids supérieure ou égale à 5 % (pour 60 kg, cela correspond à une perte de 3 kg environ) ;
- fatigue extrême, vertiges ;
- somnolence, perte de connaissance.

Autres signes de malaise grave, pour lesquels il faut appeler les secours :
- température supérieure à 39°C ;
- maux de tête violents ;
- nausées, vomissements ;
- propos incohérents ;
- perte de connaissance, convulsions.

La prévention avant la canicule ou la période chaude :
- faites une liste des personnes que vous pouvez aider ou au moins demander des nouvelles quotidiennement ;
- faites une autre liste des personnes qui pourront vous aider ou au moins vous demander des nouvelles quotidiennement ;
- si possible s'inscrire sur la liste de surveillance canicule de votre mairie ou d'un autre service social et demandez l’aide d'un bénévole pendant une vague de chaleur si vous en avez besoin ;
- répertoriez les lieux (publics ou privés) frais ou climatisé proche de chez vous ;
- ne pas attendre le dernier moment pour les achats de moyen de lutte contre la canicule (climatiseur, ventilateur, brumisateur, thermomètre médical, stock d'eau, etc.) ;
- évitez d'être seul(e) pendant l'été ;
- si vous avez déjà des problèmes de santé ou de traitement médicamenteux en cours, demander à votre médecin ou pharmacien qu'elles sont les précautions complémentaires à prendre avant l’été (adaptation de doses, arrêt du traitement, etc.) ;
- isolez thermiquement les plafonds, murs, et baies vitrées votre logement et/ou protégez le avec des stores ou des bâches par exemple ;
- installez un système aux fenêtres permettant d'y pendre un linge humide ;
- stockez pain de glace ou sac de glaçons au congélateur ;
- si l'eau n'est pas rationnée (dans les périodes de sécheresse), arrosez balcon, terrasse, toiture, rebord de fenêtre.


Pour plus d'informations, appelez Canicule Info Service 0 800 06 66 66, disponible du 08 juin au 31 août.


À bientôt, et portez-vous bien !



dimanche 13 juillet 2014

Module passe-temps

Le module passe-temps peut paraître frivole, mais il a deux objectifs principaux. Il peut vous éviter de perdre votre temps, dans une file d'attente ou un bouchon automobile par exemple. Il peut aussi vous éviter ennui, énervement, stress, et tous les problèmes qui en découlent, surtout avec des enfants dans les mêmes condition.

Je préfère les revues de vulgarisation type Science & Vie, mais si vous préférez les revues people, chacun ses goûts. De plus, on peut faire une multitude de choses avec une revue :
- en plus de la lire et d'apprendre beaucoup de choses, on peut faire du pliage avec les feuilles (avion, cocote en papier, etc.)
- on peut s'en servir pour allumer un feu ;
- on peut s'en servir de PQ (après avoir bien froissé les feuilles) ;
- on peut s'en servir pour ramasser les laissés de votre chien sur le trottoir ;
- on peut s'en servir pour emballer toutes sortes de choses ;
- on peut s'en servir de pense bête en notant dessus des choses à faire avant de partir, ou pendant le déplacement ;
- on peut s'en servir de couvre-chef pour se protéger du soleil ou de la pluie ;
- on peut s'en servir comme d'un éventail ;
- on peut s'en servir de coupe vent sous sa veste par exemple en vélo (mon mode de déplacement préféré en ville) ;
- on peut s'en servir pour mettre sous la tête d'une personne à terre (rester la tête posée sur du gravier ou des cailloux fait vite mal ;
- on peut s'en servir pour mettre sous les genoux en cas de bricolage prolongé (sur le même vélo que ci-dessus) ;
- on peut s'en servir pour faire une attelle sur une fracture ;
- on peut s'en servir roulée pour la défense comme un kubotan ;
- quand la revue est finie, après le retour à la maison, elle part au bac de recyclage bien sûr.

Autre passe-temps à lire, un livre, voire plusieurs en véhicule. On retrouve une bonne partie des autres usages comme pour les revues, je ne les répéterais pas. On peut, y ajouter l'usage défensif comme objet contondant ou plaque de protection légère. Pour le choix, là aussi chacun ses choix, romans, biographie, guide pratique, éducatif, etc.

Avec des enfants, on devrait toujours avoir un ensemble de jeux de voyage (prend peu de place). Je passe sur les jeux électroniques, en général les enfants y auront sûrement pensés.
Parmi les jeux, on trouve les jeux de cartes (bataille, pouilleux, belote, solitaire), Mille bornes, Uno, 7 familles, etc. Des jeux de dés comme le Yam's. On trouve aussi des jeux à plateau, petits chevaux, dames, échecs, etc. Ou encore des jeux de société réduit, mini Monopoly, etc. On peut aussi s'orienter vers des jeux plus actifs, bille, osselet, balle (avec raquette éventuellement), ballon, corde à sauter, élastique. Des activités manuelles, scoubidou, bracelet en élastiques, perles, etc.
Et pourquoi pas des activités plus artistiques, coloriage, dessin, peinture, chant (carnet de chant), musique (petit instrument, pipeau, harmonica, etc.)
Parmi les passe-temps qui ne demandent pas grand-chose (vous utilisez pour cela ce qui vous sert déjà), c'est d'initier vos enfants à certaines activités que vous pratiquez vous-même, cuisine, couture, tricotage, bricolage, jardinage, petite sculpture au couteau, matelotage, etc. Cela a l'avantage de préparer vos enfants au survivalisme en douceur.

Un autre passe-temps utile c'est le tricotage, vous avez juste besoin de deux aiguilles et d'une pelote de laine, et vous saurez bientôt faire une bonne partie de vos vêtements. Dans le même thème, couture, broderie, etc.


À bientôt, et portez-vous bien !



samedi 12 juillet 2014

Module orientation

Page en cours de création merci de votre compréhension et votre indulgence

Que vous partiez chercher votre baguette chez le boulanger du coin, ou que vous partiez pour un long raid en pleine nature, votre matériel d'orientation n'aura pas la même importance.
Mais comme dans d'autres domaines, ce qui ne changera jamais quel que soit le lieu où vous vous trouvez, c'est ce que vous aurez stocké dans votre tête. C'est-à-dire le savoir et savoir-faire dans le domaine de l'orientation. Si vous ne maîtrisez pas bien l'orientation, vous ferez bien de vous y intéresser, cela vous évitera de vous perdre ou vous permettra de bien choisir votre chemin. Apprendre et pratiquer l'orientation, développe votre sens de l'orientation qui est un ensemble de raisonnement plus ou moins inconscient, contrairement au pigeon voyageur qui possède des organes qui le guide vers son ancienne cage (où se trouve sa femelle).

À moins d'avoir une mémoire encyclopédique vous aurez besoin d'une carte. Cette carte peut avoir plusieurs noms et aspects :
- plan de ville payante ou offerte (office du tourisme), PTT, etc. ;
- carte d'état-major, IGN, d’échelles diverses ;
- carte routière ;
- carte du pays, du continent, de la terre ;
- carte virtuelle sur GPS, portable, ordinateur.

Pour vous orienter, vous aurez besoin de l'outil de base qu'est la boussole. Il existe une multitude de modèles :
- micro boussole à fixer sur le bracelet de la montre, le dos de la main ou autres ;
- boussole plaquette ;
- boussole boîtier ;
- boussole à visée par prisme, miroir, loupe, etc. ;
- boussole électronique souvent accessoire d'une montre, demande de fréquent contrôle.

Après la boussole, un autre outil surtout utile en terrain à fort relief, c'est l'altimètre, certains modèles sont intégrés dans une montre. Avec un peu d'habitude, votre altimètre (barométrique et non GPS) peut aussi vous aider à déterminer la météo à venir.

Un autre outil qui peut rendre bien des services, c'est les jumelles. Elles vous permettent de repérer un point au loin, vous donne une meilleure vision de nuit, certains modèles sont pourvus de graduations permettant de déterminer une distance. Les jumelles servent aussi à toutes sortes d'activités, observation, recherche, chasse, etc.

Il existe beaucoup d'autres accessoires, qui ne sont pas essentiels, mais peut apporter une aide en fonction de votre technique de l'orientation, de l'usage que vous en faites, et du terrain où vous agissez. Liste non exhaustive de ces accessoires :
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À bientôt, et portez-vous bien !



vendredi 11 juillet 2014

Moustique-tigre

Le moustique-tigre (Aedes albopictus) est originaire d'Asie du sud-est, déjà présent dans 80 pays au moins et dans 18 départements du Sud de la France.
Le moustique-tigre se distingue par une ligne longitudinale blanche au centre sur son thorax noir, qui est visible à l'œil nu. Son nom vient des rayures qu’il porte sur ses pattes comme les autres moustiques du même sous-genre (Aedes - Stegomyia).

La lutte contre le développement du moustique-tigre (valable aussi pour les autres moustiques) consiste à supprimer les gîtes larvaires à l'intérieur et à l'extérieur de son habitation. Il faut faire disparaître tout ce qui peut contenir de l'eau stagnante (et parfois lentement courante), comme les soucoupes de pot de fleurs, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes, pneu, etc.). Les soucoupes de pots de fleurs peuvent être remplies de sable ou gravier.
Une technique complémentaire consiste, après avoir supprimé tous les autres points d'eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d'eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée, dès que les larves sont assez grosses et visibles, bien avant qu'elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l'eau est filtrée ou vidée dans la terre (en veillant à ce qu'elle soit complètement absorbée). Les larves, privées d'eau, meurent.
Les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d'eau de pluie ouverts, etc.), peuvent être hermétiquement couverts de toile-moustiquaire ou, à défaut, d'une fine couche d'huile, les larves de culex ne peuvent plus respirer et meurent, mais celles des Culicidae survivent car elles prennent leur oxygène dans les vaisseaux d'hélophytes. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement, mais est également toxique pour d'autres espèces (micro algues notamment).
Si nécessaire faire appel à des professionnels, pour un traitement avec un insecticide chimique ou biologique.
Les terrains doivent être drainés, les creux ou trous comblés pour éviter les flaques.
Supprimez toutes décharges, ou stockages extérieurs.
Suivant l'environnement dans lequel vous habitez, privilégiez le développement des prédateurs de moustiques. Les larves et les nymphes de moustiques sont consommées par des oiseaux aquatiques, batraciens (tritons, grenouilles, crapauds, salamandres), poissons (tels, par exemple, la gambusie), insectes (Chaoboridae, Notonectes, coléoptères, libellules, etc.), des crustacés (Copepoda Cyclopoida tel que Mesocyclops aspericornis), des plantes carnivores (l'aquatique utriculaire, le drosera) ou encore le nématode Romanomermis culicivorax, etc. D'autres espèces se nourrissent de moustiques adultes, les araignées, certaines espèces de poissons comme l'épinoche, de libellules, de chauves-souris ou d'oiseaux, comme l'hirondelle ou l'engoulevent.

Attention, l'usage préventif de crème, lotion ou accessoire anti moustique n'est souvent pas assez efficace car il correspond pour chacun d'eux à un seul moustique ou maximum à quelques-uns.
Mieux vaut utiliser des moustiquaires si possible imprégnées d'insecticide. Elles peuvent prendre plusieurs formes, fermetures des fenêtres ou baies diverses, lit à baldaquin en moustiquaire, berceaux ou poussettes d'enfant, couvre-chef avec moustiquaires, etc.
Il est recommandé de porter des vêtements longs et couvrant tout le corps, amples car les moustiques peuvent piquer à travers des vêtements serrés, et de couleur claire car ils peuvent être plus sensibles aux couleurs foncées surtout au lever du jour et au crépuscule où ils sont particulièrement agressifs.


Si vous pensez avoir observé un moustique tigre, il faut le signaler sur le portail de signalement du moustique tigre (Aedes albopictus).


À bientôt, et portez-vous bien !



dimanche 6 juillet 2014

Module lumière et signalisation

Comme pour le reste de la préparation des grigris (EDC), le module lumière/signalisation dépend de divers facteurs. Le problème n'est pas le même, ainsi que la capacité d'emport, si vous descendez dans votre cave pourvue d'une minuterie, vous partez en randonnée, ou vous vous déplacez en voiture.
Si vous vous rendez dans un lieu naturellement sombre (cave, grenier, etc.), même pourvu de lumière, vous n'êtes pas à l’abri d'une ampoule qui se casse ou grille, un plomb qui saute, ou simplement la fin de la minuterie, avoir une petite lampe dans sa poche n'est pas si bête.
Une randonnée d'une journée, ou même une balade de quelques heures peut se terminer plus tard que prévu, bien après le coucher du soleil, pour de multiples raisons, il est prudent d'avoir une lampe en permanence dans son sac. Parmi les raisons, un accident ou la perte du chemin peut aussi rendre intéressant de quoi se signaler surtout de nuit.
Sur la route, une crevaison, une panne, un accident, etc. et vous allez apprécier un éclairage puissant et pratique, ainsi que tous moyens pour vous signaler des autres véhicules.

Lumière

La lampe frontale, personnellement c'est ma lampe préférée tellement elle est pratique. On en trouve de très compacte et légère. Équipée de LED, avec fonction stroboscope ou lumière rouge. Petzl e+LITE par exemple.
Mini lampe-torche qui rentre dans la poche d'un pantalon, maintenant on en trouve de très puissantes, avec filtre rouge, stroboscope, etc., voire des modèles tactiques (mini kubotan). Fenix LD10 par exemple.
Micro lampe à accrocher au porte-clef ou autres. Lampe Micro-Light Photon par exemple.
Grosse lampe-torche, qui augmente en plus votre allonge en défense.
Lampe à manivelle ou friction, pour rester autonome jusqu'à ce que la batterie lâche.
Grosse lampe genre projecteur à batterie amovible ou rechargeable, permet un éclairage puissant.
Téléphone portable avec écran éclairant, voire plus minimaliste la montre éclairante.
Les accessoires, piles, ampoules, chargeurs de piles/batteries, filtres et capuchons.
Des bougies chauffe-plat, chandelle, longue durée, d'anniversaire avec briquet ou allumettes.
Lampe tempête avec mèche et combustible, ou lampe-tempête pour bougie.

Signalisation

Le gilet jaune, comme dit dans la publicité, c'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie.
Vêtements ou accessoires réfléchissants.
Triangle de pré-signalisation (à portée de main, pas dans le coffre) à mettre à 30 mètres du véhicule ou de l'obstacle sur la route.
Couverture de survie pour augmenter sa visibilité de jour comme de nuit surtout avec la face dorée.
Gyrophare orange ou bloc lumière avec clignotant et/ou gyrophare.
Lampe de signalisation stroboscopique.
Stylo-fusée, fusée ou feu de Bengale, fumigène.
Corne de brume, corne de chasse, sifflet.
Miroir de signalisation avec trou au milieu.
Un bâton lumineux aussi appelé snaplight ou cyalume (marques déposées), chimico-luminescente produisant une lumière par fluorescence. Ou autres accessoires de même fonctionnement pour les fêtes nocturnes.


À bientôt, et portez-vous bien !



vendredi 4 juillet 2014

Tique et lyme

La tique n'est pas un insecte, mais un gros acarien entre 3 mm et 2 cm, appartenant à la classe des arachnides (comme les araignées). La tique a besoin de se nourrir de sang à plusieurs stades de son développement et pour se reproduire. On la trouve dans la nature toute l'année sauf quand la température passe en dessous de 0°C où elle se réfugie dans le sol. Elle attend souvent son hôte, en embuscade au bout des hautes herbes.

Pour boire le sang de leur hôte, elle introduit un rostre dans la peau, c'est une sorte de tube pourvue de crochets. Elle préfère les zones de la peau riches en vaisseaux sanguins et où la peau est fine (par exemple l'aine, le creux des genoux, le cou, etc). Chez les enfants, elle se fixe plus fréquemment sur la tête.

En même temps qu'elle aspire le sang , elle sécrète par ses glandes salivaires de nombreuses substances qui facilitent le repas sanguin, accroissent son ancrage par la sécrétion d'une sorte de colle biologique appelé cément, affaiblissent localement l'immunité de l'hôte, empêchent le sang de coaguler et rendent la piqûre indolore. Pour certaines espèces, ces substances sont toxiques et peuvent provoquer des paralysies, qui peuvent conduire à la mort de l’homme ou de l’animal. De plus, la tique a pu être contaminée par des virus, bactéries, toxines, protozoaires, ou nématodes soit lors d’un précédent repas sur un animal infecté, soit dès sa conception par sa mère. Des infections multiples sont fréquentes et peuvent perturber le diagnostic et par conséquent le traitement.

Parmi toutes les infections, une des plus terribles est la maladie de Lyme, d'autant plus qu'elle est mal connue des médecins, et pour cause, si elle n'est pas détectée peu de temps après l'infection par la tique, elle peut évoluer pendant plusieurs dizaines d'années de diverses façons. Cette maladie a d'innombrables symptômes, et s'attaque à la plupart des organes ou systèmes d'organes de manière grave et parfois de façon chronique, le tout se croisant anarchiquement ce qui rend le diagnostique extrêmement difficile. Même les tests en laboratoire, ne sont pas de nos jours, sûr à 100 %.

Le seul signe clinique qui permet d'établir le diagnostic certain, c'est l'apparition d'un érythème migrant simple ou double quelques jours après la morsure qu'une tique. Par la suite, une centaine de symptômes différents peuvent apparaître alternativement ou simultanément.

Lors de vos activités de plein-air ou sur des lieux de concentration animale (sauvage ou pas), privilégiez les habits couvrants et fermés, si possible clairs pour mieux voir une tique dessus. Aux pieds, mettez des chaussures montantes et fermées comme des bottes.
Vous pouvez pulvériser sur la peau et les vêtements un répulsif à tiques
Au retour, inspectez vos vêtements et matériels (une tique peut s'y cacher très longtemps, ainsi que l'ensemble de votre corps, particulièrement les aisselles, l'aine, les plis des coudes et des genoux, le cou, le dos et la tête.
Vous inspecterez aussi vos animaux domestiques au retour, même s'ils ont un collier anti tique ou un traitement répulsif dermatologique.

Si une tique est détectée sur une personne, celle-ci doit être présentée au plus vite à un médecin (si possible qui connaisse bien cette maladie), pour une prescription préventive, si une rougeur ronde (éventuellement avec une aura également rouge) apparaît (érythème migrant), retournez voir le médecin pour confirmer la maladie et commencer un traitement.

Si la tique est retirée 36 heures maximum après la morsure, les risques de contaminations sont théoriquement faibles, car les bactéries sont encore dans le tube digestif de la tique pendant 2 ou 3 jours. Puis elles migreront vers les glandes salivaires pour infecter l'hôte.
Il est donc important que la tique soit retirée au plus vite d’où une inspection minutieuse au retour de la nature. Lors du retrait on fera attention à ce que la tique ne régurgite pas une partie du sang dans la peau (les bactéries de la maladie de Lyme sont encore dans le tube digestif).
Il ne faut ni l'écraser, ni utiliser des produits chimiques, dans ces deux méthodes la tique peut régurgiter. La tique doit être considérée comme potentiellement infectée, pour tout retrait mettez des gants en latex ou similaires.
La meilleure méthode, c'est l'utilisation de tire tique vendus en pharmacie ou vétérinaires. Il faut saisir la tique au plus près de la peau à l'aide du tire tique puis tourner lentement sans tirer jusqu'à ce que la tique se décroche toute seule.

Si l'on ne dispose pas de tire tique, on peut utiliser une pince à épiler en la saisissant au plus près des pièces buccales puis en tirant dans l'axe du rostre.
Autre méthode, on nouera un fil de couture solide (en lin par exemple) au plus près de la peau autour du rostre, puis on tirera dans l'axe du rostre.
Si l'on n'a rien, on peut retirer la tique en glissant un ongle entre la tête de la tique et la peau de l’hôte, puis racler d'un coup sec vers l'arrière de la tique. Celle-ci reste alors sous l'ongle. Il faut éviter de gratter la tique avant ce geste afin de la surprendre. Surtout ne pincer pas la tique entre deux ongles ou deux doigts.
Certains préconisent, après le retrait de la tique, l'usage d'un aspi-venin, pour tenter de retirer un peu de sang qui pourrait être contaminé.
Vérifiez que le rostre soit entièrement retiré, puis désinfectez la plaie.

Par la suite, la plaie sera surveillée pendant trois ou quatre semaines afin de détecter une rougeur ronde avec éventuellement une auréole également rouge (érythème migrant), qui dénoncera la maladie de Lyme.


À bientôt, et portez-vous bien !



mardi 1 juillet 2014

Médicament en vacances

Impossible pour certains de se passer de leurs médicaments ou traitement médicamenteux même pour quelques heures. Il faut donc prendre des quelques précautions pour partir en vacances surtout à l'étranger.

Avant de partir, il est impératif d'évaluer la quantité de produit nécessaire. Prévoir toujours au minimum une semaine supplémentaire pour pallier à une prolongation ou un blocage des transports.

Pour les séjours de plus de trois mois, les quantités dépassent la prise en charge habituelle par l'assurance-maladie. Pour bénéficier de l'autorisation du remboursement, il faut en faire la demande auprès du médecin-conseil.

Emportez nos médicaments complets avec emballage et notice, ainsi que l'ordonnance en rapport. Si vous partez loin, scanner votre ordonnance (avec la DCI, à l'étranger) et stocker la dans une boîte mail disponible partout. À toutes fins utiles, noter les coordonnés de votre médecin généraliste ainsi que ceux des médecins spécialistes qui s'occupent de vous, et de votre pharmacien habituel.

Évitez d'exposer vos médicaments et matériels aux rayons du soleil, à une atmosphère humide, et aux températures extrêmes. Dans certains cas, un contenant isotherme peut être utile.

Pour les voyages en avion, autant que possible, garder tous vos médicaments et matériels dans votre bagage à main. Les bagages en soutes sont assez mal traités (risque de casse), peuvent être récupérés avec un retard fâcheux, voire être perdus.
De plus dans la soute de l'avion la température peut baisser négativement et peut altérer certains médicaments. De même, la non-pressurisation de la soute, peut engendrer des problèmes au niveau des emballages (étanchéité compromise) surtout en cas de variation trop rapide.
Si vous gardez en cabine plus de 600 ml de liquide comme de l'insuline par exemple, munissez-vous au préalable d'une prescription médicale à votre nom et/ou d'un certificat du pharmacien.
Dans le même état d'esprit vous pouvez emporter dans les mêmes conditions les accessoires comme les seringues ou stylo d'injection (pour l'insuline ci-dessus) nécessaire pour toute la durée de vos vacances et non pas seulement le temps du trajet en avion.

Qui dit avion, dit souvent décalage horaire, ce qui pose un problème pour la prise des médicaments. En règle générale, surtout pour les traitements de fond, le principe est de garder le délai entre les prises afin d'éviter les surdosages ou sous dosages. Pour un décalage de plus 5 heures un médicament pris à midi en France sera pris à 7 heures sur le lieu de vacances ; pour un décalage de moins 5 heures un médicament pris à midi en France sera pris à 17 heures sur le lieu de vacances.
Par contre certains médicaments seront pris impérativement à la même heure, comme un médicament d'aide à l'endormissement à prendre juste avant de se coucher. De même, pour les actes comme un changement de pansement le matin au réveil sera fait au réveil pendant les vacances.
Ne jouez pas avec votre santé, en cas de doute demandez à votre médecin généraliste ou spécialiste concerné.
Pour les séjours de longue durée, vous pouvez recaler les horaires de prises de médicaments seulement avec un échéancier donné par le médecin concerné par le traitement.

Si vous partez à l'étranger, avec des médicaments considérés dans un autre usage que médical comme stupéfiant comme les médicaments à base de morphine, cannabis, méthadone, etc., vous devez être muni d'une autorisation de transport pour la durée de vos vacances. Elle est à demander à votre agence régionale de santé en leur présentant une ordonnance et une demande de la part de votre médecin traitant. C'est le minimum à faire pour la douane française. Mais en plus, pour les autorités étrangères certains médicaments utilisés en France, même de façon banale, peut y être interdite dans leur pays. Vous devrez vous renseigner auprès de l'ambassade ou du consulat du pays visité, demandez un document écrit pour prouver votre bonne foi. Si vous pensez que c'est exagéré, demandez aux deux femmes arrêtées en Géorgie pour détention de Paracétamol codéiné (la codéine est un dérivé de l'opium) dans leurs bagages. Ce médicament antidouleurs, le Dafalgan à la codéine vendu sur ordonnance en France, est interdit en Géorgie, faut-il le savoir.
Ce n'est pas le seul pays aux lois tout aussi sévères qui peuvent (ou pas) délivrer des autorisations d'importation, mais leur obtention peut être laborieuse (comptez au moins un mois pour le Japon, par exemple).
Vous pouvez également consulter le site du ministère des affaires étrangères, qui met en ligne des conseils pour chaque destination. En bas de page d’accueil, cliquez sur "plan du site", puis dans la rubrique "conseils aux voyageurs, cliquez sur "conseils par pays", cliquez alors sur la zone recherchée puis sur le pays, vous trouverez des renseignements sur les médicaments dans les rubriques "Santé" ou "Entrée/Séjour".
Dans tous les cas, déclarez l'intégralité de vos médicaments lors du contrôle en douane à votre arrivée. Il vaut mieux se voir confisquer ses médicaments (même par erreur ou bakchich) et prouver votre bonne foi que d'être arrêté dans le pays ou en sortant de celui-ci avec des produits interdits où il sera plus difficile de prouver sa bonne foi.

Malgré les démarches à entreprendre, ne partez pas sans médicaments, ce n'est pas forcément la bonne solution. Pour la plupart des destinations, emportez avec vous, tous les médicaments dont vous pourriez avoir besoin. Dans beaucoup de pays (pas forcément du quart monde), on trouve énormément de médicaments de contrefaçon.

Pour éviter toutes erreurs, surtout si vous partez à l'étranger, demandez à votre médecin traitant qu'il remplisse l'ordonnance avec la DCI. La DCI (dénomination commune internationale) désigne un médicament par le principe actif qu'il contient, pour pouvoir se procurer le même médicament pouvant avoir un nom différent à l'étranger.

En Europe n'oubliez pas votre carte européenne d'assurance maladie.

Avant de partir souscrivez une assurance assistance/rapatriement et éventuellement une assurance secours/recherche, spécifique à votre activité (alpinisme, randonnée, etc.)

Inscrivez-vous sur le site ARIANE du ministère des Affaires étrangères

Encore avec le ministère des Affaires étrangères consultez les pages de conseils à l'étranger et en particulier dans le pays visité (maladie endémique, épidémie, vaccins, etc.).
Pour les diabétiques et les utilisateurs de Liquides Aérosols et Gels (LAGs) consultez la page sur ce thème.

Suivant votre destination, il peut être nécessaire de se faire vacciner avant de partir, renseignez-vous longtemps à l'avance.


À bientôt, et portez-vous bien !