STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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lundi 9 juin 2014

S.U.R.V.I.V.R.E.

Survivre, c'est vivre après un événement potentiellement mortel. Lors de circonstances imprévues et involontaires, certains éléments ne sont pas de notre ressort, on les appelle souvent chance, hasard, aide divine. Pour le reste, il est de votre responsabilité de vous préparer avant, de faire preuve d'une farouche volonté de vous battre pour vivre et de retrouver au plus vite un équilibre après.

S) Situation à analyser
U) Urgence à gérer
R) Retour à une situation "normale"
V) Vivre
I) Imaginer, inventer et improviser
V) Vaincre la panique
R) Retrouver les gestes ancestraux
E) Étudiez, étudiez, étudiez

S) Situation à analyser

Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ? Que risque-t-il de se passer ?
Suis-je blessé ? Y a-t-il des blessés ? Les blessures éventuelles sont-elles graves et/ou urgentes ? Dans quelle mesure je dois et je peux mettre en œuvre les principes de secourisme (P.A.S., Protéger, Alerter, Secourir) ?
Y a-t-il des gens dans les proches alentours pour m'aider ? Puis-je espérer raisonnablement l'arrivée de secours dans un délai cour, moyen ou long ?
Y a-t-il des dangers immédiats, des dangers qui peuvent se répéter, de nouveaux dangers à venir ?
Quels sont les moyens dont je dispose, soins, alimentation, énergie, déplacement, etc.
Puis-je espérer raisonnablement trouver de quoi m'aider dans les alentours ?
Les conditions environnementales sont-elles favorables, terrain, météo, guerre, catastrophe naturelle ou humaine, etc.

U) Urgence à gérer

Hormis les urgences vitales (hémorragie, asphyxie, etc.), n'agissez pas précipitamment, prenez le temps de l'analyse puis de la réflexion. Par contre, une fois vos objectifs et moyens à utiliser définis soyez dynamique et déterminé. Surtout dans les situations qui risquent de durer, il faut tout économiser, les allers-retours et les zigzags sont énergivores physiquement et psychiquement. Dans un groupe, on risque en plus de déclencher un sentiment de panique.

R) Retour à une situation "normale"

Dans le cadre qui nous intéresse la situation "normale", correspond à la sortie de la crise. Ce doit être le but ultime à viser, qui suivant le cas peut être envisagé par étapes.
Si la situation, risque de durer, il est préférable de préparer un plan d'action avec des objectifs courts, raisonnables, et remotivant à chaque réussite.
Il y a deux types de plan, les plans défensifs et les plans offensifs :
- dans les plans défensifs, vous restez dans la même zone, que vous devrez explorer, connaître par cœur, et exploiter la moindre ressource ;
- dans les plans offensifs, il faudra aller de l'avant, c'est-à-dire se déplacer, tout en profitant des ressources rencontrées ; suivant la situation, il faudra marquer votre passage (soit pour faire demi-tour, soit pour être retrouvé), ou au contraire effacer toutes les traces de notre passage.
Au moment du retour, il arrive des phénomènes paradoxaux :
- après l'arrivée des secours, certaines personnes arrêtent de lutter pour survivre, en se laissant prendre en compte par ses sauveteurs, surtout si l'on a dû lutter longtemps et que l'on est au bord de l'épuisement ; des personnes meurent dans l'hélicoptère ou l'ambulance salvatrice après une longue lutte pour survivre, moralité, ne jamais rien lâcher ;
- il arrive aussi que certaines personnes dans une situation de survie trop longue, qui s'achève, viennent à regretter ces moments, au point même de ressentir postérieurement un manque.
Tout le monde peut souffrir après une crise grave, de troubles post-traumatiques. Ce sont des maux très divers d'ordre psychiatrique. Mal connu, voire dénié par certains "psy" le sujet est à controverse. Il est donc difficile de trouver une solution de traitement.

V) Vivre

Vous l'avez sûrement compris, le but premier de cet article c'est de rester en vie, de vivre. À ses débuts, pour l'homme comme les animaux la survie faisait partie de son instinct. Avec l'intellectualisation de ses pensées, l'homme doit chercher au fond de lui la motivation pour la survie. Dans une telle situation, nous devons cultiver notre instinct naturel et laisser de côté au moins pour quelque temps certains principes matériels ou moraux pourtant primordiaux dans notre société moderne.
Pour vivre, voire survivre il faut parfois faire des sacrifices. Les traders ou autres boursicoteurs utilisent une phrase pour expliquer cela. En cas de coup dur, il faut savoir se couper un bras (vendre une partie de son portefeuille d'action à perte, avant de tout perdre). C'est relativement facile quand on espère se refaire le lendemain.
Mais dans le cas où notre vie est réellement en jeu cela peut être tout autre, pour toutes sortes de raisons :
- se couper réellement le bras qui est coincé sous un rocher ou un pan de mur écroulé ;
- se couper réellement le bras qui est dans la gueule d'un crocodile ou d'un requin ;
- se débarrasser de son sac contenant tout son matériel (ou pire pour un militaire son arme) qui nous entraîne au fond l'eau ou d'une avalanche ;
- laisser son portefeuille contenant tous ses papiers et son argent à un voleur ;
- laisser ses bijoux à un voleur, qui en plus de la valeur financière peuvent avoir une valeur sentimentale ;
- refuser que des personnes montent à bord d'une barque déjà trop remplie prête à couler ;
- laisser se noyer une personne à tribord, pour sauver deux personnes à bâbord (encore pire si ces trois personnes sont des proches comme vos enfants) ;
- devoir manger un être humain, pour ne pas mourir de faim (encore pire si cette personne est un parent proche).
Désolé si certains exemples sont horribles, mais ils sont tous réels, et il faudra dans certains cas se mettre en mode survie rapidement avant qu'il ne soit trop tard.
Pour rester en vie, inutile de prendre des risques inutiles. Se blesser pendant son travail ou ses loisirs, ce n'est déjà pas agréable, mais en situation de survie, cela peut être définitivement éliminatoire.
Ne perdez jamais de vue, qu'il faut coûte que coûte garder le désir de vivre sans lequel toutes connaissances et tout matériel sont totalement inutiles.

I) Imaginer, inventer et improviser

Ne vous contentez pas de acquis de notre société (j'ai soif, j'ouvre une bouteille, j'ai faim, j'ouvre le frigo), il va falloir improviser en détournant parfois les objets de leurs usages. Observez tout ce qui vous entour, décomposez mentalement chaque partie, ou chaque matière qui constitue votre entourage, imaginez ce que vous pourriez en faire, inventez des solutions. C'est le propre de l'homme dit-on de faire preuve d’intelligence, profitez-en.

V) Vaincre la panique

Lors d'une crise de panique, la capacité de réflexion rationnelle se dissipe et il devient quasiment impossible d'agir correctement, en groupe la panique se transmet à une vitesse insensée. Le point de départ est toujours la peur, qui pourtant est positive si bien maîtrisée. Bien sûr la peur n'empêche pas le danger, mais elle est comme une alerte et nous oblige à prendre des précautions. Elle pousse notre instinct et notre réflexion à son maximum, elle déclenche la diffusion des produits puissants dans notre corps tel que l'adrénaline. Une peur maîtrisée est vraiment une bonne chose. Par contre non maîtrisée, elle peut passer à un stade néfaste, c'est la panique. Vous devez donc apprendre à maîtriser votre peur et en faire une alliée.

R) Retrouver les gestes ancestraux

Le mode de vie moderne, certes confortable, nous a éloigné des gestes de la vie courante de nos ancêtres. Nous ne savons pas ce qui nous attend et peut-être qu'un jour nous serons contents de savoir chasser ou allumer du feu comme un Cro-Magnon ou un membre de certains peuples premiers au fond de leurs forêts, savoir cultiver ou élever comme un Gaulois ou un paysan du Moyen Âge, savoir naviguer et se nourrir en mer comme un Viking ou un Mélanésien, savoir fabriquer, réparer, utiliser une machine à valeur un moulin à vent ou à eau, etc. Mais cela demande le réapprentissage du savoir et savoir-faire de nos anciens.

E) Étudiez, étudiez, étudiez

Étudiez pour accumuler un maximum de connaissances, vous donnera les bons outils pour survivre à la plupart des aléas.
Étudiez aussi les savoir-faire car la théorie a besoin de la pratique (on ne peut apprendre à skier seulement avec un livre).
Étudiez le savoir-être, sans lui pas de motivation, pas de mental. Quand on veut, on peut souvent mais si on ne veut plus, on peut plus rien.


À bientôt, et portez-vous bien !



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