STOP OU ENCORE ?

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STOP OU ENCORE ?


En ce jour férié, du 15 août, en pleine période de vacances, c'est peut-être le bon jour pour une pause afin de faire le point (à la ligne).

Plusieurs mois de travail, une centaine d'articles plus les brouillons en attentes, ce qui représente des centaines d'heures de travail.
Je voulais juste transmettre le peu de savoir que j'avais, j'étais sûrement bien prétentieux car au vu des visites, cela n'intéresse pas grand monde.

Une question, vient donc logiquement : Cela vaut-il la peine de continuer ?

Pourriez-vous exprimer votre opinion dans les commentaires, dois-je continuer ou pas ?


À bientôt (PEUT-ÊTRE), et portez-vous bien !

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dimanche 29 décembre 2013

Le savoir-être

Face aux problèmes de tous les jours, ou voire même ceux d'ordre exceptionnel, avoir la bonne attitude vous sortira du pétrin plus d'une fois. De plus, savoir adopter la bonne attitude en toutes circonstances, vous apportera bien des satisfactions dans votre vie de tous les jours, si ce n'est, pour vous sortir une épine du pied.

Pour avoir la bonne attitude, il est primordial de se connaître. Connais-toi toi-même disait Socrate. En premier, la tâche de chacun devrait être de prendre conscience de son être intérieur, de ses capacités et de ses limites. Socrate y voyait plus exactement une exhortation à prendre conscience de sa propre mesure sans tenter de rivaliser avec les dieux. Les dieux depuis qu'ils existent, doivent être des survivalistes, mais les survivalistes ne sont pas des dieux.

Une des difficultés pour se connaître, c'est de faire la différence entre celui que l'on voudrait être, voire celui que l'on voudrait paraître, celui de l'on paraît aux yeux des autres, celui que l'on croit être et celui que l'on est vraiment. Rajoutez une bonne dose de narcissisme et une pincée d'égoïsme, ou l'inverse, et vous voilà devant un sacré défi. Certes il est plus facile de faire un stock de nourriture ou d'apprendre toutes les techniques du bushcraft, mais je crains que bien que ça peut être utile, ça ne soit pas suffisant.

Il est assez frappant de constater que la plupart des personnes ayant subi des catastrophes, restent humbles et modestes, même pour les plus héroïques d'entre eux. Alors que de nombreuses personnes (surtout parmi les hommes) rêvent ou s'imagine en train de sortir couvert de gloire et honneurs d'une situation de crise.

En recherchant ses limites réelles qu'elles soient du genre intellectuelle, émotionnelle ou psychique, on se dote d'un outil formidable qui va nous permettre de nous perfectionner et d'affronter les aléas de la vie avec plus de sérénité et efficacité. En effet pour pouvoir améliorer votre savoir-être, vous avez besoin d'un point de départ, en faisant un bilan sur vous-même.

Mais que doit-on chercher à perfectionner ? S'il n'y avait qu'une chose, c'est la positive attitude. En seconde position ex æquo, la zénitude et la fermeté (surtout face à l'adversité). Ensuite vient dans un ordre propre à chacun une multitude d'apprentissages : autonomie, gestion de crise, motivation, négociation, pédagogie, résilience, etc. Voir l'article "Liste de préparation des savoir-être".

En fait, peu d'entre nous ont réellement été confrontés à une situation de survie. Nous avons tous dû affronter des aléas plus ou moins traumatisants. Une simplification intellectuelle peut nous amener à penser que la situation de survie est juste une situation plus grave que ce que l'on a déjà connu, et qu'avec un peu de matériels et de connaissances diverses on pourra s'en sortir (auréolé de gloire en plus). Malheureusement, pour nous, pauvres humains, c'est bien plus compliqué, mais heureusement pas désespéré.

Voici quelques pistes de réflexion mises à votre disposition, dans un ordre aléatoire et non pas dicté par l'importance qui est assez difficile à définir :
- a) muscler ou exercer le mental ;
- b) le blocage inopiné ;
- c) connaissance des différentes phases ;
- d) le verre à moitié plein ou à moitié vide ;
- e) le piège de la fausse situation de survie ;
- f) le piège des principes inadaptés ;
- g) seul ou à plusieurs ;
- h) 80/10/10 ;
- i) les troubles post-traumatiques ;
- j) le relâchement après l'arrivée des secours ;
- k) le regret ou manque après traumatisme ;
- l) la peur et la panique ;
- m) prêt à 100 %.

a) Notre mental, tel un muscle a besoin d'exercice pour se perfectionner et de musculation pour se renforcer. Vous devrez vous mettre dans des situations difficiles (mais raisonnable, il n'est pas question de risquer sa vie ou son intégrité physique). Ces situations peuvent être réelles (raid en montagne par exemple) ou virtuelles (imagination de scénarios).
Ces exercices vous permettront de vous habituer à résoudre certains problèmes que nous ne rencontrons pas dans la vie courante. De plus, vous pourrez analyser votre comportement face à l'adversité, ce qui vous permettra d'adopter dès le début d'un problème, la bonne façon d'agir qui vous convient.

b) Le blocage inopiné est surtout visible chez des professionnels. Mais il peut affecter tout un chacun. Le commun des mortels est rarement confronté à une situation de crise. Aussi on peut trouver logique que certaines personnes se trouvent bloquées face à la vue du sang ou de graves blessures, ou encore face à un véhicule qui nous fonce dessus, tsunami, nuée ardente, avalanche, etc. Par contre, on va trouver anormal qu'un pompier ne puisse pas exécuter un bouche-à-bouche alors qu'il en a déjà fait de multiple, on va trouver anormal qu'un soldat aguerri reste planté debout sans bouger face à un tir nourri de l'ennemi, etc.
Il se produit de façon inopinée, un blocage mental, étudié notamment par les médecins militaires, mais dont le mécanisme n'est pas bien connu (sujet à controverse), et la solution encore moins. Donc pour l'instant il n'y a rien à faire, mais il vaut mieux savoir que ça peut arriver (à soi ou à un proche), et que l'on ne doit pas en faire le reproche.

c) Dans les situations qui sont dans la durée, on passe par plusieurs phases où le moral ou le psychisme monte et descend comme sur des vagues . Quand on est en haut de la vague tout va bien, mais quand on descend dans le creux de la vague le doute s'installe. Il est intéressant de savoir ce qui se passe dans notre tête, pour pouvoir se dire : il est normal que j'ai des pensées négatives à ce moment, passons à autre chose dès que possible, comme par exemple une action ou pensée positive.
Pour la plupart d'entre nous, se trouver en situation de survie est assez inhabituelle voire une nouveauté (amère) :
- suivant le cas et le caractère de chacun, on commence par une action forte parfois violente pour s'en sortir, ou bien on reste hébété en état de choc tellement cela ne paraît pas possible ;
- ensuite vient parfois une phase de colère, où l'on se demande pourquoi moi (ou ma famille), pourquoi maintenant, pourquoi ici, qu'est-ce que j'ai fait pour mériter çà, etc. ;
- certains passeront par une phase de promesse avec Dieu, eux-même ou autres, où l'on va promettre de faire telle ou telle chose si l'on s'en sort (d'où les ex-voto dans une multitude de lieux de culte) ;
- malheureusement vient très souvent après une phase de dépression (surtout si malgré la promesse on n'a rien obtenu), qui bien sûr est très dangereuse si on ne la surmonte pas ;
- une autre phase peut apparaître pendant laquelle on va se créer des personnages imaginaires pour pouvoir partager son malheur car on se sent toujours plus fort à plusieurs ; cela peut prendre plusieurs formes, parler à une photographie ou image de quelqu'un, parler à un animal ou à un objet, parler à une personne connue mais absente, parler à la personne invisible avec qui on jouait tout seul enfant ;
- une phase, qui est à rechercher et à laquelle nous devons nous accrocher, c'est la phase d'acceptation de la situation de survie dans laquelle il va falloir se battre pour survivre ; dans cette phase on rassemble tous ses moyens matériels et mentaux pour agir positivement afin d'affronter l'événement et s'en sortir au mieux.

d) La différence entre la réussite ou l’échec, la vie ou la mort, en situation de survie tient souvent au fait de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Soit vous vous considérez comme un mort en sursit, soit vous vous considérez comme un survivant en devenir, et vous allez vous battre pour survivre car vous avez envie de vivre et vous restez positif même au creux de la vague.

e) La fausse situation de survie qui par affolement ou méconnaissance se termine en catastrophe. Tout commence par un problème plus ou moins épineux mais pas dramatique, on se perd en montagne, un feu de poubelle dans un immeuble, une rivière qui déborde, etc. Certains se sortiront de l'événement facilement voire glorieusement et avec quelques souvenirs à raconter à leurs petits-enfants. Malheureusement d'autres vont transformer un incident en accident dramatique. Par manque de savoir-faire (la méconnaissance des bons gestes) ou par manque de savoir-être (affolement, non-gestion du stress ou des émotions, etc.) la vie peut basculer juste pour une préparation imparfaite ou nulle.

f) Il faut être souple d'esprit pour adapter un principe à une situation donnée. Un ramasseur de champignons a failli mourir de soif (en France) juste pour avoir appliqué un beau principe : quand on est perdu, on reste sur place en attendant les secours. Résultat, il est resté trois jours sans manger et surtout sans boire, et deux nuits frigorifié. Les secours l'ont retrouvé à courte distance au-dessus d'une piste forestière menant à un village. J'ai de la peine pour lui et sa bêtise à chaque fois que je pense à cette histoire.

g) Les problèmes du solitaire ou du groupe ne sont pas les mêmes. Seul on a besoin d'une forte capacité de résilience, d'autonomie, d'un moral à toute épreuve et d'une rage de vivre. En groupe, il est impératif de choisir un leader qui ne sera pas forcément le plus expérimenté dans le domaine problématique, mais plutôt un meneur qui dirige positivement le groupe par son charisme et son enthousiasme. Dans un groupe, les compétences et les humeurs de chacun ne s'additionnent pas, elles se multiplient, il faut donc veiller à ce qu'elles soient orientées dans le bon sens sinon, on va à la catastrophe.

h) Face à une situation d'urgence, 80 % des gens restent sans réagir, soit ils ne savent que faire, soit ils ont peur de mal faire voire d’aggraver, ou plus souvent ils sont complètement hébétés. 10 % des gens, font n'importe quoi dans une espèce de délire psychiatrique incompréhensible. Seuls les 10 % restants sont aptes à agir positivement de façon salutaire.

i) Les troubles post-traumatiques sont tellement divers (phobies, syndrome de culpabilité, pseudo expérience mystique, etc.), et si mal connus qu'il faudrait une longue étude pour en parler. Pour faire simple, il faut savoir que tout un chacun peut souffrir après une crise grave, de troubles d'ordre psychiatrique. Mal connu, voire dénié par certains "psy" le sujet est à controverse. Il est donc difficile de trouver une solution de traitement.

j) Après l'arrivée des secours, il se passe parfois un phénomène du relâchement de lutte pour survivre. On se laisse prendre en compte par ses sauveteurs, surtout si l'on a du lutter longtemps et que l'on est au bord de l'épuisement. Paradoxalement certaines personnes meurent dans l'hélicoptère ou l'ambulance salvatrice après une longue lutte pour survivre. Moralité, ne jamais rien lâcher.

k) Il arrive aussi que certaines personnes dans une situation de survie trop longue, qui s'achève, viennent à regretter ces moments, au point même de ressentir postérieurement un manque.

l) Même si la peur n'empêche pas le danger, vive la peur. Quelle que soit son origine, même la peur de la peur ou la peur de l'inconnue, la peur est normale, bénéfique, voire salutaire. Elle vous alerte qu'il y a un danger et nous oblige à prendre des précautions. Elle pousse notre instinct et notre réflexion à son maximum, elle déclenche la diffusion des produits puissants dans notre corps tel que l'adrénaline. Une peur maîtrisée est vraiment une bonne chose. Par contre non maîtrisée, elle peut passer à un stade néfaste, c'est la panique. Lors de la panique, la capacité de réflexion rationnelle se dissipe et il devient quasiment impossible d'agir correctement.
Vous devez donc apprendre à maîtriser votre peur et en faire une alliée.

m) Être prêt à 100 %, le rêve, ou plutôt l'utopie naïve de beaucoup. Quel que soit l'événement auquel on est confronté et pour lequel on s'est longuement préparé, il y aura toujours un grain de sable pour bloquer vos plans. Ne vous inquiétez pas trop non plus, c'est déjà ce qui passe dans notre vie de tous les jours et la terre ne s'arrête pas de tourner. Alors comment s'en sortir, il va falloir s'adapter à l'événement, en improvisant quelque chose de nouveau. Avec de l'imagination et un peu d'inventivité vous viendrez à bout de beaucoup de situations imprévisibles.


À bientôt, et portez-vous bien !



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